samedi 6 février 2010

Re-quêtes

Je ne sais pas si tous les blogueurs font de même. Mais j'aime bien regarder les requêtes sur google qui amènent les gens sur mon blog.
J'avoue, dans un grand narcissisme le faire régulièrement. Et certaines valent leur pesant de cacahuètes, une grande interrogation, et me font un peu rire.

Petit florilège. Et au cas où ils repasseraient ici, j'aurais fait mon devoir de blogueuse que de répondre à leur questionnement très.....particulier.

"Je veu qu'il me sodomise"
Ah vous aussi vous avez perdu votre X sur votre clavier ? C'est énervant hein ? Moi aussi ça m'énerve. Sinon, pour votre petit problème, je n'y peux pas grand chose, je n'ai malheureusement pas de gode ceinture sous la main. Alors parlez-en, c'est encore le mieux. Sinon, revenez me voir. Foi de Lady s, je ne laisserais pas un anus en berne.

"C'est quoi une alcôve"
C'est un petit renfoncement dans une pièce, en général voûté, qui permet de se mettre un peu à part des autres. On peut se dire des secrets ou faire des trucs pas prop' comme jouer à touche-pipi. Par exemple.

"Jouer à touche-pipi avec ma tante"
Non, ça c'est pas un bon exemple pour l'alcôve, par contre. Pas dans mon boudoir ! Vous avez quel âge ? Et elle a quel âge ? Dis donc, c'est très très détendu dans votre famille. Vous aimez les femmes plus mûres ? Bien. Faites donc. Mais pas votre tante ! Vous me direz 3 Notre Père et 2 Ave Maria. Tsss....

"C'est quoi un boudoir"
Tiens le revoilà. Alors, c'est un salon coquet typiquement féminin où on peut prendre le thé avec les copines, ou faire l'amour sauvagement avec ses amants en les faisant rentrer par la porte secrète. Du boudoir, hein, pas de la personne.

"Je ne me lache jamais derrière mon petit doigt"
Vous m'en voyez ravie. C'est vrai que si on y a mis le petit doigt, c'est du plus mauvais effet de se lâcher derrière. Et très difficile pour l'odorat. Il faut savoir rester classe. Je vous conseille, malgré tout, d'essayer l'index. C'est une petite taille au-dessus, mais un peu plus plaisant. Après, on peut y mettre autre chose, mais vous avez raison, allons-y crescendo.

"ethymologie obscène", "ethymologie libertin", "ethymologie camarade", "ethymologie coquine"
Sinon, il y a Wikipédia aussi. Ou une bibliothèque. C'est bien les bibliothèques.
Ou Bernard Pivot.

"Lady pipi"
C'est la copine de Lady Gaga ?

"pipi insu"
Décidément, je vais attirer tous les incontinents de la terre avec ces histoires de pipi. Quel est le problème ? Vous avez fait pipi à l'insu de votre plein gré ? Oui moi aussi je fais ce doux rêve que je monte une côte avec une énorme envie de faire pipi, et qu'en haut de la côte, il y a des toilettes magnifiques en or massif. Mais en général, je me réveille avant de m'asseoir sur le trône. Concentrez-vous pour faire de même. Un jour ma grand-mère n'a pas su se concentrer et elle a fait pipi sur mon grand-père en pleine nuit. Le couple a eu un tout petit peu du mal à s'en remettre tout de même.


"ladyso ia"
ia...Ja ? Ach ja ! Sprechen Sie deutsch ? Mais je préfère Lady S. Merci.

Voilà. Je me dévoue pour le peu de lecteurs qui passent la porte de mon boudoir, un peu perdus, qui ne s'attendaient pas à tomber sur un post de fessée. Faites de même avec les vôtres. Faisons un lecteurthon. Sauvons leurs âmes perdues dans les tréfonds des blogs libertins.

En vous remerciant.

Et comme c'est le thème récurrent, voici une "petite chanson coquine qui fait toujours rire les enfants".
Uh uh uh


Post-scriptum : Evidemment ma requête numéro un est "Libertango et Lamyss". Je suis ravie d'être l'anti-chambre de stars libertines du web, je vois passer du beau monde comme ça.

vendredi 5 février 2010

Meetic, arnaque et sodomie

Un an après ma séparation, ayant vécu une chasteté à redevenir vierge, un ami me lança "Dis donc, il serait peut-être temps que tu te remettes dans le circuit non ? Et que t'arrêtes de faire ta dépressive ou tu comptes finir ermite ?"

Ahem...

J'ai toujours des amis très directs et au langage fleuri. Mais il avait raison.
Je me mis donc en recherche d'un amoureux, ou du moins de quelqu'un qui pourrait me rallumer. Après divers témoignages de sites de rencontres, je pris le premier que j'avais sous les yeux à longueur de trajet en métro : Meetic.
Ca donne ça :

Ah Ah Ah
Ah mais on y croit au début, on rédige une annonce sérieuse, on met des jolies photos et on espère.
Et puis on désespère. Au bout d'un an, je vous assure que oui.
Ame soeur ? On ne doit pas avoir la même définition. Les postulants masculins sont constitués à 50 % d'hommes mariés à la recherche d'une aventure surtout pas prise de tête. L'autre moitié cherche aussi des aventures encore moins prise de tête. Enfin l'idée c'est les 3 B : boire, baiser, byebye. Facile et pas cher. Un peu comme un club libertin géant mondial rempli de morts de faim. Surtout que comme d'habitude, les femmes sont en minorité, et ont donc droit à une déferlante de messages dans l'heure suivant leur inscription.
Jusqu'à écoeurement du "Kikoo. Lol. ASV ?"

C'est que les gens là-dedans ne savent pas s'exprimer que par un balbutiement d'enfant attardé. Une plongée en Idiocratie. Le néant de la séduction, le ground zero de l'érotisme. De quoi vous faire désespérer sur l'avenir de l'être humain.

Côté femmes, ça n'est pas plus reluisant, ayant, par curiosité, créé un profil masculin pour évaluer la "concurrence". Même chose. Il y en a moins uniquement parce qu'elles sont moins nombreuses. Et je ne compte pas le nombre de messages de femmes de pays étrangers qui cherchent à échapper à leur misère et s'assurer un revenu régulier en se mariant avec un occidental. Une sorte de prostitution tolérée. C'est triste. Mais j'ai la faiblesse de les comprendre.

Mais tout de même, au bout d'un moment, on arrive à faire un tri et à ressortir quelques profils plus ou moins intéressants. Et là viens le moment des rendez-vous.

Après moultes discussions, on se prépare avec impatience et grand espoir à ce fameux premier rendez-vous. Et là aussi on est déçu. Un rendez-vous Meetic, c'est un peu comme un casting voyez-vous ? Vous êtes évalué comme une bête, à voir si le rendement prix inscription/résultat est correct. Surtout que certains vous avouent sans honte faire plusieurs rendez-vous en même temps pour "prendre la meilleure". Bin voyons. Et bien souvent vient la question des enfants. Oui, oui, dès le premier rendez-vous. Vous vous retrouvez, non pas comme une amoureuse potentielle, mais comme un utérus sur pattes. On vous demande même si vous désirez continuer à travailler après la naissance du premier. Si, si.

Alors oui les enfants c'est important. Au premier rendez-vous je ne crois pas. Même au deuxième d'ailleurs. Qu'on me parle d'amour et d'hirondelles, nom de Dieu !

Après le rendez-vous, en général, vous avez droit à un petit mail qui rend compte de votre évaluation. Là on a droit à tout : trop vieille, trop jeune, trop grosse, trop mince, trop petite, trop grande, trop intello, pas assez ceci, trop de cela. Et le must : "Je crois que je vais tomber amoureux de toi donc je préfère m'enfuir." Ok...

Et mon âme soeur alors ?
Dieu dans sa grande bonté vous répond : "Ah ! Ah ! Ah ! Ca n'existe pas. C'est une blague que j'ai inventé pour vous occuper et vous faire procréer."
Quel mufle ce Dieu quand même.

Je crois que c'est là que s'est fait le déclic. Là que je me suis dit qu'on courrait tous comme des fous après un idéal social bien établi : le couple, la famille, le prêt immobilier et la voiture diesel. Alors que, dans le fond, ce schéma ne me convenait pas. C'est pour ça que j'étais déçue à chaque fois. Que j'avais envie de m'épanouir et de profiter de la vie pour vivre toutes sortes de folies. De me rouler dans le plaisir pour effacer mes années chagrin. J'avais envie d'être libre à ma façon et tant pis pour la belle image d'Epinal pas faite à ma mesure.

J'ai donc pris les choses sur un autre pied. Et j'ai rencontré des hommes plus ou moins sympathiques, en tout cas amusants pour quelques heures de simple plaisir, sans espoir de quoi que ce soit à la clef.

C'est comme ça que j'ai rencontré :

Un champion du monde d'échecs. Il avait joué Kasparov et était une star déchu de ce milieu. Joueur invétéré de poker. Assez beau gosse, pas très très intellectuel (son livre de chevet était : "Comment faire l'amour à une femme". Véridique. Il a essayé quelques passages avec moi. Je vous déconseille ce livre.). Mais assez chaud et sexuellement très ardent. Il aura eu le mérite de me décoincer et de me faire beaucoup de bien. Et puis j'ai appris à jouer au poker à poil. Et ça c'est très rigolo. Ca a duré un temps. Il a commencé à s'attacher. Je suis partie. Il est venu me déclamer son amour en bas de chez moi, je lui ai passé le goût de me revoir. Non mais dis donc.

Un informaticien neurasténique, fan de punk. Bizarre. Univers étrange. Mais mignon et tendre. C'est lui qui a fui parce qu'il tombait amoureux de moi. Ca m'arrangeait bien.

Un ex-baroudeur en santiagues, fan de Schmoll. Là je n'en suis pas fière. Mais c'était un vrai épicurien, adorable. Il avait été je ne sais dans quelle partie du monde où il avait récolté une balle dans le ventre. Depuis il n'avait plus qu'une moitié d'estomac et ça faisait des bruits bizarre. De beaux cheveux longs, un côté italien. Une belle nuit. Mais bon Schmoll et les santiagues bleues turquoise, bof bof. Lui aurait bien aimé une vraie histoire d'amour. Moi non. Il m'écrit toujours avec gentillesse.

Un dessinateur de BD. Marié. N'aimant pas sa femme, mais ne pouvant la quitter pour raisons financières. Comme quoi la prostitution masculine dans le mariage existe aussi. Je l'ai rejoint lors d'un festival de BD où il occupait un stand. Nuit à l'hôtel un peu mécanique, peu d'élégance. Mais il a eu la bonne idée de me redonner goût à la sodomie. Il me disait des choses salaces à l'oreille. C'est juste après que je me suis inscrite sur un forum de SadoMasochisme. Entre mes réflexions personnelles et lui, ce fut un autre déclic. Il fit un joli dessin de moi, et je partis. Je ne le trouvais pas très beau, et surtout un côté pépère.

Un anthropologue mégalomane. Très beau, avec des origines brésiliennes. Mais très imbu de sa personne, pédant et surtout mufle. En fait il pouvait être très agréable et très intéressant. Mais comme physiquement, je ne lui plaisais pas et qu'il ne se gênait pour me le dire avec une formulation très désagréable, j'ai fini par partir, en me vengeant un tout p'tit peu. Juste un p'tit peu...

François. J'avais trouvé mon Dom sur le forum SM et comptait me désinscrire de Meetic. Et puis il a attiré mon attention. Sur MSN, en voulant m'envoyer une photo, il se trompe et m'envoie une photo de sa paire de fesses. Forcément, ça m'a tout de suite plu. Et puis on avait les mêmes délires, le même goût pour la culture japonaise, les mêmes envies. J'étais bien avec lui. Lui aussi. Il n'est pas tombé amoureux. Moi un p'tit peu. Et puis le temps a fait qu'on s'est bien amusés. Il avait un goût immodéré pour l'anus des filles. Nos parties de jambes en l'air ne se constituaient d'ailleurs que de ça, avec un grand plaisir et plusieurs orgasmes. Duo de sodomites. Il m'a offert mon premier gode en guise de bouquet de fleurs. Ce qui nous permit de tester la double pénétration. Grand moment très, très...euh..très, très. Mais vraiment très, très.
Ca a duré un an. J'évoluais entre deux relations. Mon Dom, le SM, el diablo dans la bergerie. François, la vanille, le gentil berger sodomite. En plus il aimait lui aussi que je lui glisse un petit doigt dans son anus au moment de l'extase. Il me fit découvrir comment donner du plaisir à un homme par cet orifice. C'est magnifique à voir et à toucher le plaisir de l'homme.
Tous deux n'ont jamais su l'existence de l'autre. Je savais manier l'emploi du temps et les fausses excuses à merveille. Je n'aimais ni l'un ni l'autre. Je les aimais tous les deux en un seul homme, dans un équilibre. Et je me sentais épanouie, bien dans ma vie.

Et puis les deux relations se sont finies à la fin de cet été. Mon Dom a disparu comme il était venu, plus de nouvelles, plus d'envie peut-être... Avec François, c'est moi qui ai cessé l'aventure. On était au bout. Et il m'avait confié être tombé amoureux d'une très jolie japonaise. Dans une soirée d'adieu, j'avais essayé de l'initier au Libertinage en l'emmenant au Moon City. Je lui fis l'amour longuement, en l'enrobant de toute ma bienveillance, étant la plus habituée des lieux. Mais il n'avait pas trouvé son compte. Non par quelques blocages d'éducation ou religieux, il était au contraire très ouvert et très content, mais juste parce qu'il n'aimait pas la concurrence entre hommes qu'on pouvait ressentir là-bas. Il avait raison, être un homme dans le libertinage n'est pas facile non plus. Et puis surtout, il pensait trouver des gens plus à son goût. Mais il en a gardé un très bon souvenir.

Et surtout, il est resté mon ami, un confident. Si je ne devais en garder qu'un seul de mes aventures Meeticiennes, ce serait lui. Je suis ravie de l'avoir rencontré.

Voilà, c'est ça Meetic. Et ça coûte cher à la fin de l'année. Pour peu de services, et surtout très peu de sélection et de modération. Alors je me suis désinscrite.

Si vous voulez plus d'informations, voici 2 blogs, très lus et très prisés dans la blogosphère :
Où on se rend compte que l'on peut très vite devenir accroc aux rencontres internet et à Meetic, à chercher dans le virtuel l'hypothétique âme soeur qui vous sauvera de la barbarie de ce monde, sans relever son nez sur la réalité et à se rendre compte que la quête est vaine, et le bonheur plus simple que ça.

Et le nouveau site de rencontres à la mode :
Encore plus glauque et consumériste que le premier.

J'avais écrit ce billet depuis quelques temps. J'ai hésité à le finir et à le publier, me trouvant plutôt critique et intransigeante (encore ! ) dans la liste de mes amants. Mais après tout, pour peu qu'on le lise avec un peu d'humour, il est assez joyeux et optimiste. Et je les ai tous aimés...à ma façon et n'ai jamais regretté de les avoir rencontré.

Bien à vous.

Chaines ? Vous avez dit chaines ?


Laisser en suspens ce blog sur une fessée est amusant un temps. Je me suis délectée des commentaires. Mais trop de fessées tue la fessée. Il est temps de sortir de mon silence entre deux trains, vivant actuellement d'hôtels en hôtels pour le travail.

Quoi de mieux pour faire renaitre ce blog que de répondre à Mister Hat qui vient de m'affubler d'une chaine bloguesque.
J'aurais préféré qu'il m'enchaine d'une autre manière, mais je me contenterai d'assouvir ce fantasme en pensée et de lui remettre ma copie.

Le jeu consiste donc à révéler 7 vérités sur soi-même. Telle Salomé dans la danse des sept voiles, il va donc falloir soulever 7 morceaux d'étoffe sur ma personne. Je suis pourtant bien plus jolie habillée de mystère, et pas très à l'aise dans ce genre d'exercice narcissique.

Tant pis, allons-y.

Je ne sais pas mentir.
Je n'ai jamais su. Pas faute d'avoir essayé, mais ça se voit sur mon visage immédiatement, dans mon attitude, et je suis prise d'un ricanement idiot qui n'arrange rien. En plus je m'emmêle dans des justifications aléatoires, et tel un galérien, je rame sans jamais m'en sortir. Donc j'assume tout ce que je fais et les conséquences qui vont avec. Ce qui me vaut pas mal d'aventures cocasses.

J'ai des gènes d'albinisme.
Mais récessifs. Cela me donne juste un teint de porcelaine qui aurait fait fureur au temps des Geishas ou des Liaisons Dangereuses. Mais bon, ça n'est plus à la mode maintenant. C'est dommage. Je ne bronze pas de toute façon, même en cabine UV.

Je suis toujours en retard.
Je ne sais pas pourquoi. J'ai beau m'organiser, il me manque toujours 20 mn par ci par là. Mais en fait, ça n'est pas ma faute, c'est que les journées ne font que 24 heures. Voilà. C'est ça le problème. Du coup j'ai appris à courir en talons aiguilles de 15 cm. Et je le fais plutôt bien.

Je rêve de faire partie des Suicide Girls.
Le site : http://suicidegirls.com
J'adorerais poser pour un de leur photographe et de me retrouver au milieu de leur livre magnifique (qu'un homme de goût m'a offert). Ca fait quelques années que je suis ce mouvement de "beautés redéfinies", et j'en bave d'être sûrement trop vieille déjà... Mais je continue à me prendre en photo, et un jour peut-être j'oserais en envoyer une.

J'aime le beau.
Je déteste la vulgarité, encore plus la médiocrité. Ce qui me rend éventuellement aux yeux des autres intransigeante ou snob. Et je m'en contrefiche.

Je suis maladroite.
Il faudrait que je fasse analyser ça par un psy, ça pourrait être marrant de savoir pourquoi je me fais toujours remarquer avec grand fracas. J'ai du coup un certain potentiel comique et des grands moments de solitude.
Par exemple...
Dernièrement, je m'étais préparé un bain. Je me mets à nu et jette ma petite culotte en dentelle sur le fauteuil. Le fauteuil est juste à côté de la fenêtre ouverte, je vise mal, la culotte saute par la fenêtre. Suicide de culotte, le cadavre en dentelle se retrouve dans le jardin du voisin du dessous. J'ai pensé un instant aller la récupérer, mais je ne trouvais aucune excuse valable à bredouiller à mon voisin, persuadée qu'il ne me croirait pas.
Je l'ai tout de même retrouvée quelques jours plus tard, dans ma boite aux lettres, sous pli.
C'était un peu gênant.
Enfin, au moins, maintenant, on se connait bien.

Je n'arrive pas à lui dire "Je t'aime"
Et pourtant, il est un peu merveilleux mon amoureux...

Vous prendrez bien une petite lichette de guimauve ?


mardi 1 septembre 2009

Eloge de la fessée

Ou la mésaventure du Rosebud

De semaine en semaine, F. (mon Dom) et moi avons développé notre relation. Il y eut une séance chez Demonia, boutique fétichiste où il m'avait offert mon collier de soumise avec lequel nous avons officialisé notre union. Un collier que nous voulions simple et sans ambiguïté, cuir véritable et métal. Et dans cette heureuse journée, fier qu'il était et galant homme, il eut envie de m'offrir un bijou. Un Rosebud. Bijou anal, symbole du poids de la soumission et de l'appartenance au Dom, mais qui permet aussi d'interdire la porte de derrière aux autres, réservée à un seul. Une sorte de cage de chasteté de sodomite.
Rapidement, il fut adopté et fit parti de ma préparation de soumise juste avant chaque rendez-vous diabolique.
Le collier, la tenue, et le Rosebud.

Mais cette chose est sournoise, et pour peu que l'on soit excitée et donc bien détendue, il glisse et tombe. Lorsque le dress code demandé par SMS est "sans culotte", il tombe jusqu'au sol. C'est cette mésaventure que j'ai pu vivre, en plein métro, devant tout le monde, dans un grand boum. Alors que j'étais déjà très en retard à notre rendez-vous. Comme d'habitude, d'ailleurs. Une habitude qu'il avait décidé de me faire passer.
Je vous sers encore un vieux récit, mais succulent.

Je trottine rapidement, je suis en retard. Fichu rosebud ! Glisser comme ça tout à coup devant ces gens et sortir de sa cachette. Ce bruit qui a résonné dans les couloirs du métro. Je l'essuie un peu et le glisse dans ma poche de manteau. Un peu honteuse et humiliée, je lui envoie un sms pour dire que j'arrive et lui expliquer ma mésaventure.


Je ris et me décontracte un peu.

Voilà la rue, les numéros...il n'y a pas de numéros ! Ah si là ! La porte est ouverte. ouf ! Viiite
"Ne fermez pas monsieur, je dois rentrer ! Je vais voir un ami et...
-Ah c'est plus l'heure ma p'tite dame, faut faire le code."
CLAC !

Crétin.

Bip bip bip..."Euh...allo..c'est moi..dis...c'est fermé
- ...
-allo ? Je n'ai pas le code et le concierge m'a claqué la porte au nez.
-...
-allo ?
- Oui...j'arrive !"
Brrr, glacial le ton. Il n'a pas l'air de très bonne humeur.

Bruit de pas, la porte s'ouvre, il est là ! Il sourit, moi aussi. C'est notre premier rendez-vous en dehors du club, rien que tous les deux en face à face, dans son antre. Je ne sais pas ce qui va se passer, car nous ne sommes plus sous l'oeil des libertins, tout est permis. Une peur excitante de l'inconnu. Oui, je crois que pour la première fois, j'ai peur de lui.
Je vais pour t'embrasser et...

"Suis moi."

Ah ? ah bon...bien ....Grand immeuble bourgeois magnifique. J'admire la décoration en montant les escaliers. Une petite fille devant un arbre de noël.

"OooOooh c'est beau !
- Tais toi !"

Ah oui, on va peut-être éviter de se faire repérer. Habillée comme une demi-pute, robe noir en velours moulante, courte, avec une fente à l'arrière, très décolletée dans le dos, grosse ceinture vernis, bas dentelle, talons aiguilles, mon collier bien ciré et brillant, maquillage outrancier, effectivement, je me sens l'âme d'une catin qui va rejoindre le client. Je trouve ça sale et ça me plait. Je dégraffe mon manteau, ôte mon écharpe pour publiquement assumer mon fantasme. Je sens ma tête qui bouillonne, un pétillement derrière les oreilles, très agréable.Il est devant moi, calme et sûr de lui, comme d'habitude. Il ne dit rien. Mais je l'ai vu se retourner et me regarder avec envie dans un sourire. Pervers !

Enfin nous y sommes. Assez intimidée face à ce silence inhabituel entre nous et pas tout à fait sûre de moi, je fais un peu l'idiote en lui racontant ma mésaventure et pars dans une diarrhée verbale un peu décousue. J'essaie de détendre l'atmosphère. Je fais toujours comme ça quand je suis mal à l'aise et que je ne veux pas le montrer. Surtout pas montrer ma faiblesse, toujours sûre de moi, toujours avoir quelque chose à dire, me cacher derrière le clown et secouer son nez rouge très fort. Tromper l'ennemi.
Mais l'ennemi n'est pas dupe.

Il m'arrache mon manteau en un seul geste, le jète brusquement sur un comptoir en bois entouré d'une barre en cuivre. Je suis du regard son geste. Le manteau s'abat lourdement sur ce bar dans un grand KLONG ! Oups...le rosebud...dans la poche. Décidément....Ca me fait ricaner bêtement.
Il se met face à moi, imposant, me tourne le visage avec sa main et plante son regard incisif dans le mien, de toute sa hauteur. Nous sommes si proches...je sens cette terrible attraction, c'est presque animal, un instinct de louve ou félin, je ne sais pas. Ca me prend en entier. Je sens son odeur. Moi donner toi, toi prendre moi là, prends-moi.

F : "Tu as combien de minutes de retard ?"
la soumise en déroute :"Euh...fff...jjjj...je ne sais pas, 3-4 minutes tout au plus. Mais tu sais entre le rosebu..."
F qui crie : "COMBIEN !"
La soumise rougissante : "Mais...euh...je...je ne sais pas je n'ai pas regardé...3-4 minutes...euh...non ?"

Je suis rouge, je ne comprends pas ce ton d'un coup, un peu surprise et décontenancée par la dureté, je baisse les yeux. Rien n'y fait. J'ai beau tout tenter, sortir toutes les armes, il ne fléchit pas, je deviens toute petite devant lui. Je n'ai pas l'habitude, tout avait été plus "doux" avant, plus sexuel, plus hot. Là il cherche ma soumission, moi, toute entière. Planté là, il n'y pas de recours.

F radouci :"Tu as 12 minutes de retard."
La soumise naïve : "Ah bon. Bin c'est pas trop grave 12 minutes."

Une gifle me fait tourner la tête. Bizarrement ce geste me fait du bien. Ca me soulage. Je sens qu'il sourit de ma fronde. Jamais battue...toujours rebelle. Alors il prend les cheveux me bascule la tête en arrière et me répète à l'oreille " Tu as 12 minutes de retard". Je comprends à son ton qu'il était impatient de me revoir, et que pendant ces 12 minutes, je lui ai manqué plus que d'habitude.

Mes cheveux dans sa main, il me fait fléchir et me pousse vers le comptoir. Je trébuche, me rattrape et me redresse. Je suis devant un grand miroir. Bouh ! Je me retourne vers lui.


"Déshabille toi"

Il prend un fauteuil et se place loin, face à moi. Il me regarde de haut en bas, me détaille. Ce regard me gêne. Il n'y a pas de lumière tamisée ici, il va tout voir, et je ne me sens pas jolie.

"Allez vas-y. Et fais ça bien...lentement..."


Derrière moi le miroir, devant moi un public impatient. Le choix entre Caribe et Sylla. Ah non, il vient de prendre l'appareil photo. Je vais plutôt avoir le choix entre l'arsenic ou le cyanure. Je me cache le visage dans les mains. Je voudrais que la bonne marraine la fée apparaisse et transforme la citrouille en belle femme. Il m'intimide tellement, il n'y a plus personne. Le trac total.

Un peu poupée désarticulée, je commence, la ceinture d'abord.


"Mmmmh...bien cette ceinture. Pose la sur le bar, on va peut-être s'en servir"


Il me vise avec son appareil, je me retourne rapidement. Ferme les yeux pour éviter cet immense miroir. Je fais glisser le haut de ma robe délicatement et remonte le bas pour laisser apparaitre la naissance de mes fesses dans la fente. Un coup de flash me fait ouvrir les yeux. Mon reflet m'agresse en plein coeur. Je me détourne, autre flash. Il m'agrippe et me balance sur le comptoir, mains agrippées à la barre en cuivre. Il me fait cambrer et remonte complètement ma robe. Je tremble, je suis surprise. Il va me prendre si vite ?

F : "Et bien , je ne vois pas le Rosebud. Je te l'avais demandé pourtant..."
la soumise désespérée :"Mais il est tombé, je te l'ai dit."
F, joueur : "Il fallait le remettre !"
La soumise pratique : "Devant tout le monde ? Mais en plus il est tombé par terre, il est tout sale."
F, rigolard : "hé hé hé...bon il est où ?"
La soumise contente : "Dans la poche du manteau."
F, toujours joueur : "Mais quelle salope de se promener dans la rue avec un rosebud dans la poche. Et il faut que je le nettoie en plus ?"
La soumise d'intérieur : "Je peux le faire si tu..."
F, galant homme : "Reste là !""

Un peu de répit, il sort de la pièce. Je me dis qu'il va me baiser là, me prendre sauvagement par derrière, je me languis, mon string est trempé. Je suis là les jambes écartées, le cul offert vers la porte d'entrée. En bas, retroussée, je me vois...oui je me regarde dans ce miroir. Ca me plait finalement.


Il revient, regard retour moquette. Il écarte la ficelle du string, frotte le rosebud à mes lèvres et l'enfonce rapidement, froid et dur.

F : "Ah mais tu mouilles déjà bien petite chienne"
La soumise honteuse : "Oui"


Une claque sur les fesses. Je le vois attraper ma grosse ceinture. Je ne comprends pas....

"Tu vas compter. Pour chaque minute de retard, un coup de ceinture."


Et il commence. Un premier coup, bien placé sur la fesse droite. Sssshhhh, ça brûle. C'est plus fort et plus cinglant que le fouet ou la main. La piqûre dure longtemps et me coupe le souffle.
"Compte !"

Je n'arrive pas à sortir un son. Un nouveau coup de ceinture.
COMPTE !
...hhh....un....

Un nouveau coup de ceinture.

F: "Je n'ai pas entendu !
UN !
Je n'arrive pas à me contenir, ça brûle, ça brûle.
DEUX !
Je sens qu'il y va de plus en plus fort.
TROIS !
Je sursaute à chaque fois, j'ai l'impression qu'une onde à chaque coup traverse mon corps.
QUATRE!
Non, ce n'est pas une onde, ce sont des poignards, des milliers de p'tits poignards. J'ai du mal à garder la position.
CINQ !
Il me laisse le temps à chaque fois pour sentir la douleur jusqu'au bout, que la brûlûre redescende. Et quand je me détends, un nouveau coup
SSsss...
Je ne sais plus bien ou j'en suis, je frissone. Je n'arrive plus à compter déjà. Mon cerveau se déconnecte. Maintenant la brûlure ne redescend plus, elle reste là constante. Elle est entrée à l'intérieur. Dehors ça pique.
...
Combien ? Je ne sais pas. Mais là le coup n'était plus sur mes fesses, il vient de fouetter mes cuisses.
La ceinture passe partout, mes seins, mes cuisses, mon sexe. Et j'aime assez ça. C'est plus douloureux, mais bizarrement je préfère.
DIX !
Je dis un nombre au hasard. Je ne sais plus à combien on est, ça m'est égal. Mon corps n'est plus que douleur, et j'attends chaque coup encore et encore. J'ai la tête qui tourne. J'ai mal, mais je veux que ça continue.
Et puis je ne sais plus...j'ai trop mal.
DOUZE ! STOOOOOP !
Je respire à nouveau. Enfin je crois que je respire. Il me prend en photo et m'aide à relâcher la pression de mes mains sur la barre.


Il me dit qu'il est content, qu'il a réussi à me faire deux belles marques.
Je regarde mes fesses et mes côtes. Effectivement, il y a comme deux grandes langues rouges. Et une petite boursouflure entre les deux que je suis du doigt. J'aime bien. Cette lacération sur ma peau. J'appuie un peu dessus pour essayer de la faire saigner, mais rien ne sort. Pas de larmes non plus. Rien n'est sorti.


On en garde pour la prochaine fois..." me dit-il. Ca sonne comme une question. Oui je veux aller plus loin. Mais aujourd'hui, peut-être vaut-il mieux se ranger à sa sagesse. Et puis je le sens déjà impatient de passer à la suite.



mercredi 19 août 2009

Touche-Pipi


On ignore les bienfaits de cette pratique. S'effleurer le con dessous la table, petites caresses ardentes et profondes, jeux bien moins enfantins qu'on ne le croit et surtout aussi jouissifs qu'une étreinte.

C'est ce que votre coquine de Lady S est partie déguster aujourd'hui en guise de déjeuner sous le soleil de midi.

Je discute avec Sir W. depuis quelques temps. Nous échangeons notre point de vue sur la sexualité, le libertinage, l'amour, le goût des autres, etc.... Un conseiller et un confident à la fois. Dès notre première rencontre, je suis tombée en pamoison devant cet homme, grand, beau, engoncé dans son costume, et un regard bleu d'acier. Il était là, à notre point de rendez-vous convenu, ne sachant pas qui il allait retrouver face à lui. Je le regardais au loin faire les cent pas, torturer son téléphone portable, vérifier l'heure, un peu fébrile. Je me suis tout de suite dit que j'aimerais emmener cet homme dans un porche d'immeuble, et qu'il pourrait me prendre sauvagement contre un mur, sans un mot, sans un bonjour. Une attirance presque animale, une envie de tout de suite. Nos discussions virtuelles y étant pour beaucoup je suppose. Je suis restée là à le manger des yeux. Il a jeté un regard sur moi, a froncé le sourcil, s'est demandé si c'était bien moi, a souri quand il a compris et m'a embrassé chaleureusement. Moment électrique d'attirance commune.

Je me contrefichais de ce qu'il pouvait bien me raconter, mon esprit se perdait en galipettes fantasmées dont il en était le centre. Il me fallait mordre dans bien plus d'un glaçon d'un cocktail diabolique pour me contenir.

Sir W. ne veut pas d'une relation fugace, physique et sans issue.

Soit. Nous jouerons.

C'est dans ce but que ma robe noire mini, mini, mini, et moi-même nous nous sommes rendues dans notre lieu de prédilection, jouer à touche-pipi, à l'insu des passants et des clients. Sans culotte superflue évidemment.
Comme d'habitude Sir W. m'accueille avec le sourire. Nous nous choisissons une table dans un petit recoin. Face à face nous déjeunons dans un premier temps, mais je ne manque pas de frotter mon tendre mollet contre sa cuisse bandante, de me pencher généreusement pour qu'il admire mon décolleté plongeant, et de le regarder droit dans les yeux, presque haletante. Joueuse ? Oh, si peu....

Café. Il me rejoint sur ma banquette de velours et sort de son sac, des catalogues d'agences de voyages. Ah ? Nous allons faire un voyage?
Ah oui mais quel voyage ! Je remonte ma robe un tantinet et ouvre délicatement mes cuisses pour faciliter l'entrée vers l'objet du désir.
Après un rapide coup d'oeil sur nos voisins assez éloignés et occupés dans leur assiette, nous nous concentrons sur les destinations de rêve. Il commence à me caresser au Maroc, me fait remarquer que je ne suis point humide. Je lui explique à Majorque, qu'une Lady ne se cueille pas aussi facilement. Du coup, à Bali, il triture, palpe et agite frénétiquement mon clitoris. Oh, oui, oui, Baliiiiiii ! Aux Baléares, il finit par y mettre un doigt, et moi de m'accrocher à sa fesse droite. A Venise, la banquette sombre définitivement sous les flots. Au Sénégal, il y entre tous ses doigts. Ce pays est très très grand, oh la la, vraiment très grand. Ouiii. Je ne manque pas de faire un tour par l'Himalaya afin d'en vérifier la tenue. Ce pic est bien là, dur comme un roc, et encore plus grand qu'on ne l'imagine. A Tahiti il goûte à mon miel. En Egypte nous forniquons de nos mains tant et tant que nous y restons un long moment. Il faut faire une pause en Grèce, le serveur nous apporte une autre carafe d'eau et nous demande si l'on a besoin de rien d'autre.

"Euh...ahem...non ça va aller, nous avons tout ce qu'il nous faut."

Je ne vous parlerai pas des autres escales, ça serait bien trop long. Mais quel plaisir fut ce tour du monde en 80 mmmmmh....entre le risque d'être vus, le jeu qui en vaut la chandelle, et ses caresses expertes et exquises, tout ça en essayant de prendre l'air dégagé le plus possible, bien que sous la table je me trouvais offerte, le sexe à nu. Dans cette chaleur étouffante, je devais être la seule à avoir la chair de poule.

A tout voyage, il faut une fin. Il fallait quitter notre île déserte et retourner à la ville. En ramassant nos affaires, nous remarquons une belle femme couleur d'ébène nous regarder et nous sourire largement d'un oeil complice. Qu'avait-elle vu ? Le spectacle lui avait-il plu ? Nous ne le saurons pas, nous sommes partis sans demander notre reste.

Après tant de plaisirs échangés, nous nous sommes quittés heureux. Il m'a tout de même glissé à l'oreille que cette séance lui avait donné l'idée d'autres jeux dont il me ferait la surprise.
J'adore les surprises !

Non, vraiment pauvre est celui qui dit ne plus avoir l'âge de jouer à touche-pipi.

(Brigitte Bardot étant la blonde la plus imbécile et la plus arriérée que le cinéma n'ait jamais pondu, je vous mets la pub Dior. Parce que Sofia Coppola, on l'aime.)


Moi je joue
Moi je joue à joue conte joue
Je veux jouer à joue contre vous
Mais vous, le voulez-vous ?

Oh oui ! oui! Plus fort !